Indice Européen de la consommation Sofinco-Ipsos - Novembre 2003
Un climat économique qui s’installe
dans la morosité...
Sombres perspectives de consommation en
fin d'année
2003
à
quelques jours des fêtes de fin d’années,
les consommateurs des grands pays de l’Union semblent
se figer dans l’attitude qui les caractérise
depuis maintenant près de deux ans : défiance économique
et attentisme.
La dernière vague du baromètre
européen Ipsos-Sofinco révèle encore
un sentiment de pression financière et des réflexes
d’épargne qui se généralisent
; en France, le moral des consommateurs bat des records
de pessimisme.
Depuis mai dernier, l’indicateur global européen
de propension à consommer perd 2 points ( indice
102, -2 points), atteignant son plus bas niveau depuis
1997.
Cette vague marque ainsi la 6ième baisse consécutive
de l’indice, qui peine véritablement à se
rétablir depuis la forte chute qui avait marqué la
fin de l’année 2002.
Le moral des consommateurs reste au plus bas : seulement
37% (stable) des européens se déclarent aujourd’hui
confiants dans la situation économique de leur pays
contre 60% (stable) pessimistes.
Ce pessimisme macro-économique
touche l’ensemble des catégories de la population, à l’exception
des britanniques (57% d’optimistes contre 38% de
pessimistes) et les Espagnols (49% d’optimistes contre
43% de pessimistes).
A l’inverse, le moral des Français
continue de chuter : le tiers d’entre eux (33%, -8
points) seulement se déclare optimiste contre 65%
(+8 points) de pessimistes.
L’Allemagne reste dans
une situation de pessimisme généralisé,
même si la confiance regagne un peu de terrain :
22% (+8 points) de ses consommateurs se déclarent
aujourd’hui optimistes quand ils pensent à l’évolution
de la situation économique de leur pays.
...et impacte sensiblement le moral personnel des consommateurs.
Concernant l’appréhension de l’évolution
de son propre niveau de vie, on atteint également
des niveaux critiques :
aujourd’hui, 48% (-3 points)
des européens envisagent l’évolution
de leur niveau de vie et de leur pouvoir d’achat avec
optimisme contre 48% (+3 points) avec pessimisme.
Pour la
première fois depuis la création du baromètre,
le solde d’optimisme est donc nul.
Dans le détail,
il est même négatif auprès des catégories
traditionnellement les plus fragiles : foyers aux revenus
modestes (-23) ; 45 ans et plus (-14) .
Par ailleurs, on
notera un fort décrochage des Italiens lors de cette
vague (46% d’optimistes, -11 points) tandis que les
Français restent traditionnellement les plus en retrait
sur l’indicateur (39% d’optimistes, -2 points).